Robe plissée , de dos, les plis sont fixés avec des points dans le creux du tissu, , de face, une poche "cocon" avec un cercle en fibre plastique très léger à l'intérieur. Taille 38. Création 2013. Photo Alain Leprince.
Regard et recherche autour du corps sculpture et le vêtement sculpture .
Exposition réalisée au Musée de La Piscine à Roubaix.
Robe en tissu et feuilles en porcelaine -papier.
Le panneau supportant les porcelaines se retire avec une fermeture éclaire .
Robe blanche avec des surpiqures bleues . Taille 38
Robe en écorce d'eucalyptus"…2O12
"Perdre sa vieille peau pour renaître..."
En voyant les eucalyptus perdent leur écorce, j'ai vu le tronc de l'arbre tout vert et rose comme la peau d'un nouveau né.
Et, je me suis dit après l'accident de vie ; c'est cela que je dois faire ...C'est l'aide de toutes les saisons que nous vivons chaque année pour se créer une nouvelle vie ...
Sculpture écorce d'eucalyptus.
L'écorce a été préformée sur le corps, après un passage dans l'eau pour assouplir les formes .
Puis , l'écorce cerclée avec du fil de fer, épouse le corps ,ensuite , chaque pièce est collée à la colle à chaud et à bois comme les écailles de poisson.
La quantité d'écorce fait la solidité de l'oeuvre ...
On devine le corps, il est suggéré .
Feuille en porcelaine papier
Oxyde de cobalt et émail .
Zip en diagonale , le tissu emballe le corps ! Taille 38 . 2012 .
installation et texte : " les mains " (plâtre et miroir)
126cm x 68 cm (2 éléments )
Texte écrit sur " les mains " en même temps que la création des mains !
J’ai mis la main à la pâte,
Je me suis prise d’une folie d’envie
de multiplier les mains gantés ,
d’ avoir la main heureuse ,
et couler du plâtre en pleine main.
J’avais sous la main de la corde
et j’ai tendu la main ,
j ’ avais les mains libres ,
je pouvais changer de main ,
et reprendre en main ,
chaque main.
Je n’y suis pas allée de main morte.
J’ai pris en 1ère main, les douces ,
en 2ème main, les travailleuses ,
en 3ème main, les vicieuses ,
en 4ème main, les violantes .
Puis, j’ai perdu la main…
J’ai dû demander la main à quelqu’un.
J’avais la main trop baladeuse.
Je n’avais plus la main heureuse.
Une petite main est venue m’aider.
De main de maître ,
A main levée .
Toutes les mains se sont prises par la main ,
Elles avaient la main mise
sur ce capharnaum.
Elles allaient se faire la main .
J’ai dû lever la main sur quelqu’un…
En bonnes mains :
La 1ère main
La 2ème main
La 3ème main
La 4ème main, changement de mains
De mains en mains, je ne savais que faire…
J’avais quand même le cœur sur la main…
Je demandais aux mains
de se prendre à nouveau par la main
et, chacune, de mains en mains
eurent la main heureuse ,
et se posèrent main dans la main : en paix …
Priscilla Vernier
Visite guidée ''improvisée''
Une jupe en oblique pour donner l'idée de mouvement .Un bustier et un caraco .
Composée de plumes , de soie , de toile coton...
Collection particulière.
Robe qui est encrée dans la terre et qui s'élève dans le ciel dans le mouvement des feuilles d'eucalyptus.
Elle existe!
Le sens du corps Le cri de la vie est notre première expression et je pense qu’à partir de là notre énergie, notre énergie nous invitent à exister et à résister.
J’ai besoin de vivre avec le corps sculpture, le corps noyau, le corps cœur. Du noyau dur partent les formes sculpturales. Parfois elles ont une colonne vertébrale.
Je me suis exercée à l’équilibre et au mouvement grâce à la danse.
L’aplomb, l’équilibre, le déséquilibre dans le mouvement m’interpellent.
Ma démarche, tente de construire mentalement pour exprimer l’instant du mouvement, le rythme, la cadence musicale des formes entre elles.
Les éoliennes sont arrivées en trois personnages sur le toit d’une tour… Le caractère humain de cette quête m’a permis de réaliser une sculpture physique de la personnalité comme : La dépression, A cœur ouvert, Les nœuds, Le frémissement, La fragilité, Le couple, La danse, La légèreté de l’être.
Puis les éléments Totem -mémoire ont pris forme ainsi que L’esprit des formes, Au cœur de l’être, Flux et reflux, L’écorce.
La matière pour libérer, pour rendre plus vivante l’expression. Le vêtement-carapace, vêtement-armure, protecteur se crée, dans le même temps une période assez longue où j’avais besoin de rentrer dans le vêtement pour être. Avec le textile, le mouvement, créateur de forme existe, mais le textile « matière à vivre », magnifie le corps. On ne dit pas « que tu es belle » mais « que ta robe est belle ! » Je n’étais pas un être personnel mais un être déguisé ! Je pouvais me cacher derrière cette identité !
Je fabrique des rêves, je construis des histoires ! En les rendant plus vivantes, elles deviennent miennes, une frontière concrète entre le rêve et la réalité.
Je sculpte le tissu, découpe, mutile et apprivoise sa matière, sa densité pour permettre un vêtement-peau laissant respirer et habiter le corps. J’invente ses rythmes, ses forces, son histoire, comme dans la sculpture et je suis impressionnée par la trace qu’il marque de dos, quand il s’éloigne du corps prenant sa forme dans la pensée ; mémoire ! Après une rupture presque mortelle, mon corps est resté un corps pensant et j’ai gagné l’importance de l’âme… J’ai pris conscience que le corps nu, était le noyau dur.
J’ai fusionné ma création, j’ai repris les sources d’une vie où la circulation des feuilles d’eucalyptus était la mémoire du flux et du reflux ; trace de massage qui m’a redonné ma peau.
Puis, La robe vivante sans limite. Et La robe écorce … d’eucalyptus. « Perdre sa vieille peau pour renaître ! » C’est ici que je prends la forme /fond C’est le vêtement-peau. Cette peau aime le toucher, les sensations. Le corps devient sculpture par le vêtement. Un passeur d’idées. Etre bien en soi.
Ce qui veut dire que le fond de la forme est l’expression d’un mouvement central vers l’extérieur. La puissance de ce mouvement se devine par l’intériorité du noyau dur, du début de la vie ou de la naissance.